• Skelita Calavera est un peu plus rare que les autres personnages Monster High. Elle est une version moderne des catrina calaveras, ces figurines de papier mâché que l'on trouve au Mexique pendant la Toussaint.
    Là-bas le "Dia de los muertos" n'a rien de lugubre comme en France, ni d'effrayant comme aux USA. Les mexicains apprivoisent la mort en la parant de mille couleurs. Et moi plus c'est bigarré et fourmillant de motifs, et plus j'aime...

    J'avais donc cette Skelita en très bon état, et j'avais envie de lui redonner un look traditionnel, avec une longue robe. Mais le choix est tellement vaste quand tout est multicolore, que je ne savais pas quoi décider.

    Entre temps j'ai regardé une vidéo de customisation sur youtube, une autre skelita changée en Frida Kahlo. Parce que l'auteur de la vidéo aime bien cette artiste. Et c'est là que j'ai compris qu'il fallait juste que je fasse un personnage que j'aime bien.

    Parallèlement, ça faisait un moment que j'avais envie de faire une version un peu "deluxe" d'Aïna, avec une robe plus détaillée que celle qu'elle porte habituellement.

    Bon, je sais. Je viens de dire que j'aime quand c'est bariolé, et je m'apprête à faire une énième poupée vêtue de blanc. Oui. Je ne suis pas à une contradiction prêt. he

    En cherchant un peu, j'ai fini par trouver une tenue de danse traditionnelle de Veracruz, blanche, pour m'inspirer. Niveau matière, il m'a suffit de faire une rapide recherche dans mes stocks pour trouver tout ce dont j'avais besoin. C'était très satisfaisant de combiner des éléments que j'avais, pour certains, depuis presque deux décennies. Du blanc pur et de l'ivoire, qui vont très bien avec la teinte blanc cassé du squelette. J'ai cousu la tenue à la main, en une journée. J'ai ajouté une paire de chaussure d'une autre poupée, d'un blanc nacré parfait pour compléter la tenue virginale.

    Pour maquiller un visage en sugar skull, les possibilités sont infinies. Mais je n'ai qu'une seule poupée, donc interdiction de me louper. J'ai pioché des idées çà et là sur internet. Quelques croquis plus tard, je me suis lancé. Parce que c'est une très petite surface, j'ai préféré rester sobre niveau déco.

     


     

     

    Au passage, après avoir coupé les cheveux, pendant que je nettoyais la tête, j'ai remarqué ce détail à l'arrière du crâne... Aucune des autres poupées que j'ai bricolé jusque là n'avais de mot gravé à cet endroit. Parfois un numéro de série, mais c'est tout.





    La chevelure en laine acrylique. Comme pour toutes les autres versions d'Aïna (sauf la première qui a des cheveux d'origine), j'ai du faire une quarantaine de ces petites boucles pour couvrir le crâne. Quant aux mèches de devant, j'ai trouvé un moyen génial de les courber avec mon fer à lisser : un rouleau de carton! (oui, de papier toilette!)

    Quelques roses (faites maison aussi) dans les cheveux... et voilà.







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  • Que faire d'une poupée dont le visage est taché?

    L'option la plus simple, c'est de greffer sur le corps, une nouvelle tête sans tache.
    La deuxième option, c'est de repeindre ledit visage, de préférence à l'aérographe, pour éviter les coups de pinceaux.
    La troisième option, c'est de travailler "avec" les taches, comme je l'ai fait pour Aïna-zombie.
    Mais quand les taches sont trop importantes? Et qu'on n'a pas le matos correct pour repeindre le visage de façon à cacher la misère?
    Ma réponse : il faut les cacher autrement. Par exemple avec un masque.

    Prenons cette Clawdeen (le même modèle qui m'a servi à faire Arkana) au visage maculé de marqueur. Elle en a aussi un peu sur ses oreilles. Et sur les mains... Par contre, ses cheveux sont en très bon état. Pour une fois, on va les garder. (sauf le premier rang de cheveux violet)



    Une poupée masquée, j'aime bien l'idée, mais il faut quand-même trouver le concept pour accompagner ce masque. Je pars sur un concept de sauvageonne, avec des vêtements aux couleurs proche de sa teinte de peau. Je lui donne une pose dynamique qui ira bien avec le concept du personnage.

    Le masque : je veux qu'il épouse parfaitement les contours du visage, pour un soucis d'adhérence une fois collé, et aussi parce que je ne veux plus qu'on voit les traces de marker, même en regardant dessous ou sur les côtés.




    Après avoir retiré le premier rang de cheveux et nettoyé au mieux le visage, je l'enrobe de colle chaude, en prenant garde de bien remplir le moindre recoin et si possible en évitant les bulle d'air. On laisse refroidir complètement, pour ne pas déformer le moulage.


    Une fois le moule décollé du visage, je fais un "positif" avec de la pâte qui sèche à l'air. On voit que les bulles d'air prises dans le moulage, forment des aspérités sur le positif. Ce n'est pas très grave pour ce projet-ci. On peut les gratter gentiment et continuer le travail. Quand le positif est durci, je peux continuer à travailler dessus, pour rajouter les oreilles.


    Une couche de vernis évitera que le masque ne reste collé sur mon modèle. Je passe aussi un peu d'huile, au cas où le vernis ne suffirait pas. J'ai démoulé le masque encore pas tout à fait sec, et j'ai bien fait, ça avait commencé à coller... J'en ai fait, des bidules en papier mâché, mais jamais sur une échelle aussi petite...

    Une fois le vrai masque démoulé, je le presse contre le visage de la poupée, pour lui redonner la bonne forme, et je laisse sécher pour de bon. Il est ridé, plissé à cause du démoulage un peu brutal, mais une fois peint, j'aime bien le rendu, on dirait qu'il est en cuir.

    Avant de coller le masque sur le visage, j'ai quand-même fait trois choses : j'ai remis du marqueur sur le visage, sur et autour des yeux. Quand ce fut sec, j'ai passé une couche de vernis par dessus. Parallèlement à ça, j'ai incisé le masque au niveau des yeux.

    Résultat : les yeux noirs pétillent derrière le masque, ça donne un côté vivant et mystérieux au personnage.


    Je colle la demoiselle sur une rondelle de bois brut, comme Grise. C'est raccord niveau couleurs et matières. J'ai refait un peu la coupe de cheveux, raccourci sur les côtés du visage, et ajouté deux tresses fines dans  la masse à l'arrière, histoire de casser l'uniformité (en plus de celles qui encadre les oreilles). Si quelqu'un a une suggestion pour agrémenter un peu plus le personnage, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires.
    Ses bras sont encore mobiles, elle pourra saisir d'éventuels accessoires.

    Tala est un prénom amérindien qui veut dire "louve".


    2 commentaires
  • Je vous préviens, il ya a beaucoup d'explications. Si ça vous ennuie, vous pouvez toujours vous contenter de regarder les photos.

    Aïna et moi, c'est une longue histoire. J'avais quinze ans quand je l'ai dessinée pour la première fois. Avec le temps, j'ai affiné son look, jusqu'à l'épure. Pourtant, j'ai l'impression de la chercher encore, à travers de multiples versions en volume.

    Vers 1998, j'ai fait sa toute première version en poupée. C'est elle qui apparaît dans quelques chapitres d'Ysckemia.
    Je venais de la réinventer pour un projet BD avec quelqu'un. Le projet est tombé à l'eau, et j'ai remisé mes personnages pendant plusieurs années. Reste de cette tentative inachevée, des dizaines de planches crayonnées et cette demoiselle en chiffon.
    Le modèle du corps est plutôt conventionnel, un rectangle pour le tronc, des tubes informes pour les bras et jambes.. Il n'y a que pour la forme de la tête que j'ai travaillé un peu plus, avec mon peu d'expérience de l'époque. Les tissus de la robe et du corps proviennent des poubelles d'un magasin de tailleur à Valenciennes. Pour les cheveux d'ailleurs, j'aurais voulu reproduire cette coupe particulière, bouclée derrière et lisse devant, mais je ne savais pas comment faire. Donc, des tresses.

    J'ai pris ma revanche en 2016.
    (entre temps, j'avais réalisé plusieurs peluches à l'effigie de personnages de BD, des commandes pour différents auteurs. Je pensais un jour réaliser une nouvelle version d'Aïna-chiffon, toute en tissus... mais je m'égare)
    Quand j'ai découvert des tutoriels de customisation sur youtube. Un nouveau monde de création s'est ouvert à moi. (insérer un rire diabolique ici)

    Dans mon enfance, j'avais bien customisé quelques barbies, pour les faire ressembler à Jem par exemple (j'étais enfant dans les années 80, ne me jugez pas!). Un peu plus tard encore, j'ai changé une d'entre elle en Xena modèle Leader Price... Tout ça n'était pas tellement abouti.


    Reprenons. En 2016, je découvre des tutoriels pour créer des personnages uniques en utilisant des poupées Monster High. Je les trouvais hideuses, ces poupées. Mais maintenant je dois le reconnaître, elles ont du potentiel sous leurs couches de maquillage.
    J'ai commencé avec prudence. Je ne voulais pas investir trop d'argent ni de matériel dans ce "caprice".
    J'ai choisi le modèle qui me permettait d'obtenir le résultat le plus rapide : Spectra. Peau blanche, cheveux mauve, il ne me fallait rien de plus.

    Elle est donc la seconde poupée Aïna, mais la première en version plastique.

    J'ai continué à regarder des tutoriels. Et j'apprenais de nouvelles techniques. J'étais parvenu à modeler les cheveux d'Aïna-Spectra à peu près comme je le voulais, mais il en manque au dessus, on voit son crâne... Et puis ses pommettes sont trop saillantes, alors qu'Aïna a un visage bien rond.
    J'ai repeint son visage, ça allait un peu mieux, mais pas exactement comme je l'aurais voulu.

    J'ai encore des projets pour elle. Peut-être. On verra.



    J'ai jeté mon dévolu sur une autre Monster High : Catrine Demew.
    Sa forme de visage correspond mieux à Aïna.
    J'ai expérimenté mes premières perruques en laine. C'est du boulot (surtout quand il faut boucler les mèches une par une), mais les possibilités sont infinies. Et au moins, pas de trous dans la chevelure.
    Ben voilà, c'est chouette comme ça, nan? Nan?.... Ouais, pas complètement quand-même. Zutre. J'aurais voulu roser légèrement le ton de sa peau ultra blanche, mais j'ai pas réussi, ni sur le visage (ça virait à l'emplâtre à l'autobronzant, arrrrgh!) ni sur le corps (ça n'accrochait pas, enfin si peu ma bonne dame).
    Et puis j'ai foiré les yeux. Pas facile de travailler sur une surface aussi petite. Je les ai peint à l'acrylique, alors que sur la première version j'avais travaillé au pastel, et stylo à bille (ce qui a déteint dans le plastique), puis à l'encre et au marqueur indélébile. L'acrylique ça sèche vite et ça fait des pâtés. J'ai jamais aimé l'acrylique. 
    Bon, finalement, toute pâle, elle ressemble à l'Aïna qui galère dans la tête de Silvère ces derniers temps.


    -Mais allez! Dis-moi que j'suis ressemblante!!

    -Qui êtes-vous?


    Entre temps.... Je suis tombé sur une poupée à 2€. Passablement amochée et dont la couleur de peau ne m'intéressait pas (verte). Je me suis dit que je pourrais toujours expérimenter dessus. Et puis en la regardant de plus près, une fois nettoyée, j'ai vu ce que je pouvais en faire : la version zombie d'Aïna, telle qu'elle apparaît dans un chapitre d'Ysckemia.
    C'était marrant à faire, et j'ai encore appris des choses en cours de route.









    Encore une à qui j'ai redressé les pieds. Les orteils ont un peu fondus, mais on va mettre ça sur le compte de la putréfaction. J'ai mis quelques mèches rouge foncé dans la chevelure, et du  blanc aussi, qui affadit la couleur mauve habituelle. Tout ça pour lui donner un air un peu plus malade. La jeune fille à qui appartenait la poupée avait elle aussi tenté une customisation, à coup de marqueurs rouge (les lèvres) et noir (autour des yeux). J'ai réussi à intégrer les taches dans le nouveau visage, ouf.

    Je compte lui trouver un support, il me faudrait une petite plaque de rouille assortie à la poussière sur ses vêtements.





    Aïna-zombie, c'était une récréation sympa. Mais je voulais trouver "ma vraie" Aïna. J'ai investi dans une énième poupée. Une Ever After High cette fois (abréviation EAH), Apple White. Peau ultra claire, visage rond, joues pleines. C'est parti pour la transformation.

    Les poupées EAH sont très différentes des MH d'un point de vue morphologique. le corps est plus en chair, moins cambré. La tête est plus grosse. Trop à mon goût. Heureusement, il y a même des tutos pour remédier à ça!! Trente minutes dans un bain d'acétone pure, on laisse sécher, réduire, et la tête est prête.
    L'acétone resserre la matière, mais je pense que le plastique devait être un peu différent à la base. Parce que pour une fois, j'ai pu dessiner tout le visage au crayon de couleur, sans mettre la moindre goutte de peinture acrylique. C'était presque comme dessiner sur du papier.
    (et puis avec ce ton de peau, elle fait moins malade qu'Aïna-catrine)


      

     

     

     

     

     

    Honnêtement, je crois que la bouche pourrait être mieux. Mais j'adore ce que j'ai fait pour les yeux. J'y suis enfin parvenu, à dessiner ces yeux gris, ce regard éthéré qui est la seule constante depuis le tout début. ça n'est pas complètement comme dans mes dessins, mais ça s'en rapproche suffisamment. Je m'en contenterai.



     

     

     

     

     

     

     

     

     Jusqu'à la suivante....

     


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